Tout d'abord parlons de la source du problème, le LRU ou loi Pécresse comme elle est plus familièrement connue. D'une part, cette réforme vise à rendre l'université autonome. Cela signifie que son financement ne dépendra plus de l'Etat. Les financement devront donc se faire par un financement privé, avec notamment une sorte de « sponsoring » des entreprises locales. Ce qui va en résulter est une relation étoite entre l'entreprise et l'université, on peut donc imaginer un patron devenant doyen d'une faculté et pouvant décider du contenu d'enseignement en fonction des besoins de son entreprise. Ceci mène à une privatisation de l'enseignement et à une nouvelle ligne directrice se basant sur la rentabilité de l'université et non plus sur son pouvoir à ouvrir les étudiants à la culture et au savoir. D'autre part, le but est de faire émerger 12 pôles d'exellence de niveau international afin de pouvoir concurrencer les grandes universités de part de monde. Ces 12 pôles ne sont pas encore tous déterminé mais ils sont choisis selon différents critères, notemment le nombre d'éudiants qui sont inscrits dans ces universités. Cela revient à dire que les plus petites universités n'ont aucune chance d'être selectionnée donc sont ammenées à disparaître. Le constat qui peut être fait sur ce type de réforme est simple, cela va entraîner une intrusion du patronnat dans l'éducation qui va conduire à une professionnalisation de tous les diplômes mais aussi une sélection sociale car tout le monde ne sera pas en mesure de financer le déplacement vers un de ces pôles d'exellence et il sera également compliqué de se loger car on sait les tarifs des studios dans les grandes villes. Cela amène directement à un autre point de la loi qui va encore plus accentuer cette sélction sociale.
En effet, l'application du rapport Lambert va transformer de façon tout à fait significative la distribution des bourses sur critères sociaux. Ce rapport à pour objectif de modifier les CROUS (Centre Régional des Oeuvres Universitaires et Scolaires) en AVE (Agence de la Vie Etudiante), cette organisme ne sera plus financé par l'Etat mais par le bassin économique local, ce qui entraîne un très bon sloggan : A région riche, fac riche et à région pauvre, fac pauvre. Effectivement, une ville comme Paris ou Lyon possède un bassin économique riche et qui n'aura pas de difficulté à trouver des fonds (si ces entreprises se préoccupent réellement de l'université, ce qui est une autre question) tandis que des petites villes telles que Poitiers ou Limoges auront nettement plus de difficultés à trouver des financements dans leur bassin économique très restreint. Cela va conduire à une chose simple, l'augmentation des frais d'inscriptions comme c'est le cas aux Etats-Unis ou en Espagne ou des lois similaires sont déjà en vigueur. On voit donc clairement quelle partie de la population va être directement atteinte par ces conséquences, les plus aisés auront les meilleurs établissements alors que les plus démunis n'aurot pas les moyens de financer leurs études...
Quelle égalité des chances y a t-il dans ces réformes? Aucune, c'est la raison pour laquelle la mobilisation et la lutte sont nécessaire. Ne soyons plus des observateurs mais devenons acteurs de ce qui se passe, luttons pour notre éducation et pour l'esprit critique de nos futures générations.
Je reviendrais sur les autres points de la réforme dans un autre article très prochainement, pour vous tenir au courant des mobilisations sur Limoges, voilà une adresse de blog où tout est expliqué :
http://facsdelimogesengreve.over-blog.com/




